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Le prieuré de Rouge-Cloître

Ferme de Rouge-CloîtreC’est un ermite vivant dans la Forêt de Soignes qui fonda le prieuré de Rouge-Cloître. En 1368. Le monastère dit Saint-Paul en Soignes doit vraisemblablement son appellation de Rouge-Cloître aux murs recouverts d’un enduit rouge. Le prieuré et ses chanoines, disciples de Saint-Augustin, connurent quatre siècles de prospérité. La communauté, fervente et productive, se constitua, par exemple, très vite une importante bibliothèque, renommée pour son atelier de reliure. Elle bâtit également une chapelle et des cellules pour neuf personnes, donnant d’emblée à cet ensemble les apparats d’un monastère, enrichi grâce aux libéralités de quelques grands –Philippe le Bon, Maximilien d’Autriche, Marie de Bourgogne et Charles-Quint. Sa célébrité, Rouge-Cloître la doit également à un peintre de la trempe d’Hugo van der Goes. Entré au couvent en 1476, celui-ci y continua son œuvre jusqu’à la fin de ses jours. Le paysagiste Jean-Baptiste Degreef vécut lui aussi sur place, vers 1880. Mais l’on pourrait également citer Alfred Bastien (1873-1955) qui vécut longtemps dans la maison du meunier  ou Auguste Oleffe (1867-1931) ou tant et tant d’autres. En 1572, des hérétiques attaquèrent et saccagèrent le couvent. La communauté contemplative subit, par ailleurs, les foudres de Joseph II. Ainsi le cloître fut-il supprimé en 1784, alors que le domaine était vendu à l’encan durant la révolution française. En 1796, le régime français chassa définitivement les chanoines et dispersa les richesses artistiques accumulées pendant quatre cents ans. En dépit des déprédations, des destructions et des incendies qui rasèrent, notamment, l’église conventuelle en 1834, émane toujours de Rouge-Cloître un charme bucolique exceptionnel. Le prieuré a conservé son enceinte à peu près intacte dans un site qui a traversé les âges sans changement notable. Au point qu’il n’y ait pas, en Forêt de Soignes, ensemble archéologique, historique, forestier et économique plus complet.

Le Centre d’Art de Rouge-Cloître

Inauguré en 1977, le Centre d’art de Rouge-Cloître trône dans des bâtiments, faisant naguère partie de la ferme, bien plus récents que le prieuré. Expositions de peinture (comme, entre autres, les lauréats du bisannuel concours Prix Découverte) et manifestations diverses s’y déroulent. Y sont aussi aménagés des ateliers d’artistes ouverts aux visiteurs.

Rue de Rouge-Cloître, 4. Ouvert, lors des expositions, tous les jours de 14 à 17 h, sauf les lundis et vendredis. Ateliers d’artistes à visiter. Renseignements : 02/660.55.97

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Le prieuré de Val-Duchesse

Site de Val Duchesse

Val-Duchesse a pour fondatrice la Duchesse Aleyde, veuve de Henri III. Conseillée par le célèbre théologien Saint Thomas d’Aquin, elle posa, en 1262, la première pierre de ce couvent dédié à la Sainte Trinité. Appelé, selon le désir de la Duchesse Aleyde, s’Hertogennedael, Vallis Ducissae, Val Duchesse, le prieuré hébergea des nonnes de l’ordre de Saint-Dominique. Il s’agira, en l’occurrence, de la plus ancienne communauté de Dominicaines des Pays-Bas. Du temps de sa prospérité, le monastère compta jusqu’à une soixantaine de religieuses et de sœurs converses. Sans compter le personnel laïc. De très nombreux ducs enrichirent la communauté, laquelle, en 1411, possédait des terrains et des immeubles dans plus de quarante communes. Longtemps le prieuré connut une existence calme et heureuse. Les troubles religieux et politiques du XVIe siècle lui jouèrent cependant de bien mauvais tours. Au soir du 20 février 1562, il fut en effet pillé et incendié par une bande de paysans iconoclastes. Tant et si bien que les sœurs durent s’enfuir pour ne revenir qu’en 1585 dans un monastère alors ruiné. Il leur revient d’avoir restauré le prieuré en 1570. A la quiétude ambiante se substituèrent une fois encore de graves troubles, dès la fin du XVIIIe siècle. De cette époque (1780), l’histoire retient outre la dispersion des objets de valeur, l’érection, par Madame de Neufforges, l’une des dernières prieures de la communauté, d’un fragment de style Louis XVI. Seule trace encore visible d’un passé mouvementé, ledit fragment a aujourd’hui pour nom le château Val-Duchesse. La propriété passa ensuite par diverses mains. Mais, en 1903, elle trouva en Charles Dietrich, un acquéreur qui restaurera et agrandira les bâtiments. Devenu véritable musée, Val-Duchesse fut offert en 1930 à la Donation Royale. Après la guerre, le site, qui ne se visite pas, devint le siège de réunions internationales. Et accueille encore de multiples meetings nationaux.

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Les  Glacières

Le réfrigérateur trônant dans tout cuisine, on imagine mal comment nos ancêtres s’en sont passé. Si elle conserve parfaitement la nourriture, la glace est aussi vitale en médecine ou dans  l’industrie, par exemple. Sa conservation s’opérait dans  des cavités souterraines, des grottes, des puits ou des caves à glace. Jadis, chaque château, chaque domaine abritait ainsi a propre glacière. Et en ville se construisaient de grandes glacières collectives. L’hiver, la glace naturelle était découpée dans les étangs avoisinants ou transportée par bateau de régions plus froides. Au XIXe siècle, Bruxelles comptait à peu près une trentaine d’entreprises glacières.
L’année 1875 marque un tournant dans l’histoire du développement de l’Est de Bruxelles avec la décision de construire un nouveau boulevard circulaire, d’implanter un nouveau champ de manœuvres pour l’armée et diverses casernes dans le quartier de la Chasse Royale. Ceci amena toute une série de petites et moyennes entreprises et surtout la grande « Brasserie  de la Chasse Royale » qui avait besoin d’énormes quantités de glace.
En 1874, le maçon Sommereyns fait construire une glacière d’environ 140 m² et crée une firme dénommée « Glacières  Royales ». Il devient rapidement l’un des 5 plus grands fabricants de glace de Bruxelles. Mais la demande croît sans cesse. Aussi, achète-t-il  en 1894 un terrain attenant, histoire de passer à une superficie de 700 m² pour une capacité de 8000 m³.
Aux abords de 1860 et l’avènement de la machine à vapeur, de nouvelles techniques de production de glace artificielle se font jour. Mieux : faite d’eau de source pure, celle-ci  elle est de bien meilleure qualité que la glace naturelle, impure.
En 1895, les fils Sommereyns bâtissent une fabrique de glace équipée d’une machine à vapeur de 30 CV. Elle produira jusqu’à 20 tonnes de glace par jour. Les caves d’Auderghem resteront en  activité jusqu’à la Première Guerre Mondiale. Jusqu’à ce que l’on fabrique des réfrigérateurs, plus modernes.
Les caves de la chaussée de Wavre tombent presque d’emblée dans l’oubli. Ce qui explique leur état actuel de conservation. Pour autant qu’on sache, ces glacières sont les seules à être à peu près intactes. De forme voûtée, elle se comparent volontiers à une cathédrale romane souterraine. 
La V.U.B., propriétaire du site, s’est rendue compte de la valeur historique de ce monument. C’est elle qui obtint son classement, le 13 mai 1993 avant de procéder à sa restauration.
Aujourd’hui, les glacières font partie intégrante de la mémoire collective. A ce titre, on peut en savoir davantage encore en contactant madame Jeanine Lambrecht (tél. : 02/629.25.83 ou  075/67.79.75 - fax 02/629.24.20 ou  629/23/74).

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Le Château Sainte-Anne
A un jet de pierre du prieuré de Val-Duchesse, le long du chemin menant au moulin, trône une résidence, comme bien d’autres, très prisée par l’aristocratie de la capitale après la Deuxième guerre mondiale.Le Château Sainte-Anne, puisque c’est de lui qu’il s’agit, eut le banquier Baudier comme propriétaire, en 1810. Henri de Brouckère, futur premier bourgmestre d’Auderghem, l’acheta en 1843. Il est vraisemblable que le nom actuel cette propriété date de cette époque. En 1860 en effet, Henri de Brouckère acquit la chapelle Sainte-Anne, toute proche.Après le décès de ce dernier, le château échut à  Madame Dujardin-Dansaert, de 1897 à 1902 environ. C’est à cette époque que Charles Waucquez, un brillant négociant en textiles, le reprit.A l’origine, le bâtiment était flanqué de deux ailes carrées, recouvertes de toits en pointe. Mais Charles Waucquez fit rapidement tout raser pour y substituer, une dizaine de mètres plus au nord (afin que l’entrée coïncide avec la prolongation de l’avenue de Waha), un château de style classique, inspiré des plans de l’architecte L. Sauvage. Longtemps, l’appellation s’arrêta à la dénomination des plans : « Château de Mr Waucquez », une propriété qui s’étendait alors entre la chaussée de Tervueren, l’avenue Valduchesse, la drève des Deux Moutiers et la rue du Villageois.Une grande partie de ce domaine fut lotie dès après la mort de Charles Waucquez. Ce qui donna, du reste, naissance aux avenues L. Vercauteren et R. Hainaut. En 1959, l’Etat s’est porté acquéreur de ce qui subsistait, tandis que l’appellation de Château Sainte-Anne était remise à l’honneur.La maison Européenne de Valduchesse fut fondée en 1961, à l’initiative de quelques personnalités belges et étrangères. Emanation directe de celle-ci, le Club international Château Sainte-Anne, qui a pour dessein de promouvoir les échanges socioculturels entre les membres de la Communauté européenne, de l’Otan et les corps diplomatiques, est hébergé au château.

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Le Château de la Solitude

Château de la Solitude

De style néoclassique, ce château fut construit en 1911 pour la princesse Marie d’Arenberg, mieux connue sous le nom de duchesse de CROY. Bien que née a Heverlee, en 1870, elle est de nationalité allemande. Son mari, le duc de CROY,  décéda en 1906, à 47 ans. En 1913, la duchesse s’installa au château avec ses quatre enfants, les princes Charles, Englebert et Antoine ainsi que la princesse Isabelle de CROY. Pendant la Première guerre mondiale, ses enfants quittèrent Auderghem. Aussi cette aristocrate se retrouva seule dans son château, bien qu’entourée d’un personnel important. Elle menait une vie très retirée et se consacrait à la protection des animaux, une partie du jardin étant même aménagée en cimetière spécialement dévolu à ces derniers. La princesse mourut le 9 septembre 1953, à l’âge de 83 ans. L’Etat acheta dès lors sa propriété pour la convertir, plusieurs années durant, en école pour enfants de forains. Le Château de la Solitude fut, hélas, abandonné il y a quelques années.  Seuls quelques sans-abri occupèrent un moment le site. Tant et si bien que la Solitude, aujourd’hui occupée par trois sociétés (après rénovation), fit longtemps tristement référence à un nom que lui avait octroyé Marie d’Arenberg.

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Le Château de Trois-Fontaines

Château de Trois-Fontaines

Non loin de Rouge-Cloître, s’élèvent les vestiges du château de Trois-Fontaines (Drijen borren), une résidence remontant à la première moitié du XIVe siècle. Y vécurent les gruyers ou maîtres des garennes chargés de garder les chasses du duc Jean II. Sous Charles-Quint, les quatre messes hebdomadaires instaurées par le duc Jean II en 1355 furent provisoirement transférées à Boitsfort, pour cause de chapelle ruinée. L’histoire nous enseigne que ce transfert fut définitif. Lors de troubles survenus sous le règne de Philippe II, Trois-Fontaines fut brûlé par les hérétiques. On le restaura complètement à la fin du XVIe siècle. En réalité, depuis le Moyen-Age, on y enfermait brigands, voleurs et braconniers. Aussi d’importants travaux eurent-ils lieu à la prison. Vers 1720, le Fort, de plus en plus négligé, servit de quartier à la nouvelle garde de la forêt. La conciergerie de Trois-Fontaines, supprimée en 1786, se résuma dès lors à n’être qu’une simple prison de passage pour les criminels. Le château, élevé au milieu d’une île, comportait alors une aile principale aux allures de véritable cube de pierre. Délaissé sous la domination française, le castel tomba rapidement en ruine. Le corps de logis principal, dont l’intérieur reste intact, comprend, entre autres, une vieille cheminée gothique et un banc de pierre encastré dans le mur.
Le Château de Trois-Fontaines est actuellement geré par l'IBGE. Contact : 0497.599.497.

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Le Jardin Botanique Jean Massart

Entrée du Jardin Massart

C’est en 1922 que Jean Massart, professeur de botanique à l’Université Libre de Bruxelles, créa un jardin d’expérimentation portant actuellement son nom. Destiné à la recherche, à l’enseignement universitaire  et à la vulgarisation scientifique, le Jardin botanique Jean Massart cultive près de 2000 espèces végétales. Le Jardin des plantes médicinales et aromatiques totalise pour sa part 300 espèces. Ce qui en fait l’un des plus riches du pays. Quant au Jardin évolutif, il recense plus de 600 espèces de plantes à fleurs, classées par famille selon les grandes lignes de l’évolution. On trouvera là aussi un Jardin des plantes cultivées, un verger, un arboretum ou une réserve naturelle. Des visites guidées et des animations sont proposées au gré des saisons, de même que des animations pour les écoles. Pour obtenir la liste des nombreuses activités, n’hésitez pas vous adresser à Madame Laurence Belalia (tél. : 02/650.91.65 - fax : 02/650.91.70 - e-mail : lbelalia@ulb.ac.be).

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L’ancienne ligne du chemin de fer Bruxelles-Tervueren

La ligne n° 160 entre Bruxelles et Tervueren fut créée par l’Etat, en 1882, sous l’impulsion du roi Léopold II. Cédée ensuite à une compagnie  privée, elle fut électrifiée en 1931, pour devenir ainsi la première ligne électrique à voie normale. Le service voyageurs cessa en 1958, tandis que le transport de marchandises subsista jusqu’en 1971. C’est alors que la ligne fut complètement abandonnée. Du coup, le service des Espaces verts de la Ville de Bruxelles transforma le tronçon compris entre Auderghem et Woluwe-St-Lambert en une promenade verte. Piétons et cyclistes ont accès au tracé en dolomie stabilisée. La diversité et la densité des fonctions des quartiers reliés grâce à la ligne 160 font l’intérêt majeur de cet axe au cœur de la ville. La voie verte passe dans un couloir de verdure, à l’arrière de jardins privés et le long des étangs du parc de Woluwe. De l’avenue de Tervuren au boulevard des Invalides, elle dessine un itinéraire de promenade fort apprécié des Bruxellois. Et constitue un élément essentiel de la reconstitution du maillage vert urbain, lequel bénéficie de la végétation spontanée développée sur les talus.

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