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La décision de l’IBGE a été cassée par le Collège de l’Environnement

Sols pollués : première victoire auderghemoise

”C’est une première victoire” ! Alain Lefèbvre ne cache pas sa satisfaction. Le Collège de l’Environnement vient de donner raison à la commune et aux habitants : non, l’IBGE ne peut pas inscrire les terrains du quartier Lebon à l’inventaire des sols pollués.
Les éléments sur lesquels s’appuie l’Institut pour fonder sa décision sont tout simplement... insuffisants.

La commune s’attend à un combat de longue haleine

Sols pollués : des affirmations trop légères...

”C’est ce que nous disons depuis le départ, souligne l’échevin de l’Urbanisme et de l’Environnement. Nous sommes d’accord avec la nécessité de dépolluer les sols lorsqu’un exploitant responsable de la pollution est identifé ou que des travaux de terrassement vont être réalisés. Mais ce n’est pas le cas ici et les affirmations de l’IBGE sont vraiment très légères”.

Pour rappel (lire Auderghemois n° 70 ), l’IBGE est occupé à dresser un inventaire des sols pollués sur tout le territoire de la Région bruxelloise. Début janvier, près de 230 propriétaires du quartier Lebon ont reçu un courrier leur apprenant la mauvaise nouvelle : leur parcelle est versée à cet inventaire. Pour justifier sa décision, l’IBGE évoque de vieux documents et de vagues informations datant des années 30 mentionnant l’existence d’une ancienne décharge dans les alentours !

Réunion d’informations, recherche dans ses archives, lettres-types, aide juridique... La commune a mis différents moyens à disposition des propriétaires visés et a elle-même introduit un recours auprès du Collège de l’Environnement. Avec aujourd’hui une première victoire à la clé.

”On se battra jusqu’au bout avec les habitants du quartier”

”Ce n’est sans doute pas fini, prévient cependant Alain Lefèbvre. Le Collège de l’Environnement n’a pas pu examiner le recours de tous les habitants et l’IBGE a 30 jours pour s’opposer à la décision. De plus, le problème de fond reste entier. Imaginons en effet que le sol a effectivement été pollué : l’IBGE ne peut pas rejeter comme cela d’un coup de crayon la responsabilité de l’assainissement sur les propriétaires actuels. A ce que je sache, ils n’étaient pas là il y a 80 ans”.

La commune s’attend à un combat de longue haleine. ”Mais on se battra jusqu’au bout avec les habitants du quartier”, conclut Didier Gosuin.

 

L'Auderghemois n°72 (juin - juillet 2012)

 

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