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8 mars, journée internationale de lutte pour les droits de la femme : n’en perdez pas un mot !

Chaque année, le 8 mars représente une date singulière et importante pour le monde entier. Elle célèbre le résultat d’un combat acharné qu’ont mené des milliers de femmes, humiliées, exclues et exploitées. Au début du XXème siècle, le climat est tendu : nous sommes dans un contexte de rébellion dans lequel des femmes venant des quatre coins du globe s’unissent pour défendre leurs droits, revendiquent l’égalité des sexes, le droit de vote, et réclament de meilleures conditions de travail.

En 1910, Clara Zetkin, féministe, politique et révolutionnaire allemande, propose pour la première fois la création d’une « Journée internationale des femmes », lors d’une conférence internationale des femmes socialistes en Russie. Il a fallu attendre quelques décennies afin que cette date devienne sacrée. En effet, ce n’est qu’après 1945 que la Journée internationale des femmes devient intangible pour chacun, et c’est en 1977 que l’ONU l’officialise.

Il est cependant inacceptable de la réduire à une simple fête, le 8 mars a « introduit la notion de lutte dans la problématique de genre et non la notion de fête ». C’est la raison pour laquelle nous insistons sur le poids des mots, et notamment dans le titre.

Avec le temps, certains termes disparaissent, à notre plus grand regret. La « journée internationale des droits des femmes » se transforme en « journée des droits de la femme », pour ensuite se réduire à « journée de la femme ». De grandes marques n’hésitent pas à miser sur cette journée pour augmenter leur chiffre d’affaire et leur notoriété, quitte à proposer des offres plus paradoxales les unes que les autres, entrant dans un marketing sexiste de basse classe.

A l’heure actuelle, les inégalités sont toujours existantes, qu’elles soient d’ordre politique, économique, professionnel ou social. Les discriminations, les violences (physiques et psychologiques) et les harcèlements envers les femmes persistent. La Journée internationale de lutte pour les droits de la femme reste alors une question d’actualité et offre une occasion particulière de s’interroger sur ces inégalités, se remettre en question, trouver des solutions afin d’améliorer la condition des femmes et se rendre compte que malgré les grands progrès que les femmes ont faits dans la lutte pour l’égalité, mieux vaut être un homme dans certains domaines.

La commune d’Auderghem soutient le combat des femmes afin d'atteindre une égalité des genres, et cela transparaît dans la composition du Conseil communal et du Collège, qui fait état d’une parité absolue ! En effet, 15 femmes et 16 hommes composent le Conseil communal d’Auderghem.

Ce mercredi 8 mars, Auderghem vous encourage vivement à participer aux innombrables activités que Bruxelles et ses communes mettent en place, toutes sur le thème des droits de la femme. Profitez de cette journée unique pour découvrir des conférences inédites, des pièces théâtrales humoristiques, des diffusions de documentaire originales, des ateliers créatifs, et bien d’autres événements qui vous émoustilleront et vous donneront du baume au cœur!

 

 

Christophe Magdalijns, bourgmestre faisant fonction

Véronique Artus, présidente du CPAS

 

8 mars 2017 - journée internationale de lutte pour les droits de la femme.