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Les Auderghemois appelés à voter pour choisir de nouveaux noms de rue

 

Qu’ont en commun Ginette Javaux et Louisa Chaudoir ? Ce sont les deux seules femmes dont le nom est associé à une voirie auderghemoise. Deux seulement alors que, pour les hommes, elles se comptent par dizaines. Devant ce constat, Auderghem a décidé de s'engager pour une féminisation de l’espace public communal. Ce sont les habitants qui choisiront, via un vote, les femmes remarquables qui seront mises en lumière.

" Il n’est pas question de refaire l’Histoire en débaptisant des rues ", rassure d’emblée Marine Vande Pitte, coordinatrice à la Participation citoyenne. " L’idée est très clairement de procéder à un rééquilibrage progressif des genres pour refléter un peu mieux la société d’aujourd’hui. Nous commencerons par des lieux non nommés actuellement et continuerons avec les voiries qui sortiront de terre dans les années à venir. Nous souhaitons donner plus de visibilité aux femmes dans l’espace public car c’est, entre autre, un facteur d’appropriation du territoire. Cela va au-delà de l’acte symbolique ".

Plusieurs lieux ont d’ores et déjà été identifiés, notamment le rond-point du boulevard des Invalides, innominé à ce jour.

L’originalité du projet tient à son processus décisionnel : ce sont les habitants eux-mêmes qui choisiront les personnalités à honorer.

" Nous avons constitué, avec le Cercle d’Histoire, une liste d’une dizaine de femmes remarquables qui ont habité et œuvré au rayonnement de la Commune. Des profils très différents comme Maria Gomrée à qui l’on doit la construction de la résidence Reine Fabiola, la dessinatrice Monique Martin connue pour ses illustrations d’Ernest et Célestine ou encore la chanteuse Maurane ".

Le vote sera organisé cet automne via Internet et par téléphone . Les rues et les lieux les plus importants seront attribués à celles qui auront été les plus plébiscitées. " La liste complète et la biographie de chacune de ces femmes seront consultables sur le site avant la phase de vote ", précise Marine Vande Pitte.

L’occasion de découvrir le parcours de ces femmes qui ont marqué l’histoire de la commune. Et de leur rendre justice pour l'héritage qu'elles nous ont laissé.

 

 

Seulement 4% des noms de rues attribués aux femmes

C’est incontestable, l’espace public est fortement genré. Si les femmes représentent 51% de la population du pays, elles sont largement sous-représentées dans les noms de rues ou d’édifices publics. À Bruxelles par exemple environ 4% des noms de rues sont attribués aux femmes, contre 26% pour les hommes. Auderghem n’échappe pas à ce constat. Sur les 242 artères que compte la commune, seules 2 rues sont nommément dédiées à des personnalités féminines et 3 autres font référence aux femmes.