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Réforme des cantons judiciaires : le Gouvernement fédéral prive 190.000 bruxellois d’une justice de proximité

 

Avec son projet de loi déposé le 13 octobre dernier, le Gouvernement fédéral s’acharne à vouloir fermer la Justice de Paix d’Auderghem. «  Ce faisant, il fait fi de l’avis des deux présidents du tribunal de première instance de Bruxelles qui le démontrent chiffres à l’appui : avec le partage du canton d’Auderghem entre Uccle et Etterbeek, on court à la catastrophe  », s’indigne Christophe Magdalijns bourgmestre faisant fonction d’Auderghem. Une pétition de 1.300 signatures sera remise à la Chambre ce jeudi.

Le gouvernement fédéral vient de déposer un projet de loi relatif à la réforme des cantons judiciaires. Si celui-ci est approuvé, la Justice de Paix d’Auderghem et le bureau d’aide juridique seraient condamnés à fermer leurs portes.

«  Nous ne comprenons pas l’acharnement du gouvernement fédéral à à fermer la Justice de Paix d’Auderghem  », s’indigne Christophe Magdalijns, bourgmestre faisant fonction. «  C’est d’autant plus incompréhensible que cette décision va à l’encontre des critères qu’il a lui-même énoncé pour réorganiser les cantons judiciaires  ».

Cette incohérence est pointée noir sur blanc par les deux présidents du tribunal de première instance de Bruxelles. Dans leur avis rendu sur le projet de loi, ceux-ci estiment que «  Le maintien (de la justice de paix) d’Auderghem est un élément essentiel  ».

«  Après avoir envisagé de rattacher Auderghem à Woluwe-Saint-Pierre, le Gouvernement veut maintenant partager note canton entre Uccle et Etterbeek. Or les deux présidents du tribunal de première instance de Bruxelles le démontrent chiffres à l’appui : avec un tel partage, on court à la catastrophe et les Auderghemois, les Etterbeekois, les Wafortois et les Ucclois – soit près de 190.000 habitants ! – peuvent dire adieu à la justice de proximité !  »

Le projet de loi du Gouvernement fédéral ignore par ailleurs l’ouverture très prochaine du nouvel hôpital Chirec . D’après les estimations du conseil de l’hôpital, cette arrivée implique environ 300 citations et mises au rôle supplémentaires chaque mois, soit un doublement du nombre de dossiers actuels. «  Ce n’est donc pas d’une fermeture mais d’un renforcement de la Justice de Paix d’Auderghem dont nous avons besoin  ».

Des amendements au projet de loi seront prochainement déposés et une pétition de près de 1.300 signatures sera remise au Parlement. «  Nous appelons le premier Ministre à reconsidérer la fermeture de la Justice de Paix d’Auderghem. Il est bourgmestre d’une commune qui, comme Auderghem, compte 33.000 habitants. Il peut donc comprendre l’importance de la justice de paix pour la vie locale et singulièrement pour les personnes fragilisées  ».

La commune d’Auderghem invite par ailleurs le Ministre de la Justice au dialogue. «  Nous savons que la décision de fermeture tient en partie à un problème de locaux. Ce service de proximité est pour nous essentiel. Si cela peut contribuer à son maintien, sommes prêts à mettre des locaux à disposition  ».

 

 

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