Question écrite de Madame Martine Maelschalck et de Monsieur Jeremy Van Gorp (MR-Open VLD) à propos de l'utilisation des termes flamand/Vlaams dans les documents communaux

LE COLLÈGE,
Vu la Nouvelle loi communale, les articles 84 et 84bis ;
Vu le Règlement d’ordre intérieur du Conseil, les articles 55 à 60 ;
Considérant ce qui suit :
Le 26.01.2021, Madame Martine Maelschalck a transmis par e-mail une question écrite à Monsieur Christophe Magdalijns, Président du Conseil et à Monsieur Etienne Schoonbroodt, Secrétaire Communal :
Monsieur le Président,
Monsieur le Bourgmestre,
Chers collègues,
Nous sommes tous d'accord pour dire que la langue est un bien important et qu'un langage précis est essentiel pour bien se comprendre. Si la présidence de Trump et ses innombrables disciples populistes nous ont appris quelque chose, c'est bien où peut mener une mauvaise utilisation de la langue, quelle que soit notre intention.
En ce sens, il est, à nos yeux, étonnant que nous entendions toujours régulièrement le mot « affaires flamandes » dans les documents officiels de la commune d'Auderghem. Bien que, sur le site web de la commune, le titre de la 8e échevine, Mme Jorens, soit « Affaires néerlandophones » et que l'Auderghemois utilise aussi systématiquement « Affaires néerlandophones » depuis peu, nous constatons sur les documents destinés au conseil communal – par exemple les procès-verbaux, l'ordre du jour et les notes explicatives – que les dossiers qui relèvent de la compétence de l'Échevine des Affaires néerlandophones sont systématiquement placés sous la rubrique « Affaires flamandes ».
Le mot « flamand » dans l'expression « affaires flamandes » fait référence à la Flandre en tant que zone géographique, ou aux dialectes du néerlandais, ce dernier étant la langue officielle en Flandre et l'une des langues officielles de la Région de Bruxelles-Capitale. Il peut référer tout au plus aux dossiers dans lesquels la Communauté flamande joue un rôle et dont nous pensons qu'ils ne représentent qu'une partie des activités de l'Échevine néerlandophone. Pour autant que nous sachions, des Bruxellois néerlandophones vivent à Auderghem. De plus, certains Auderghemois ne parlent pas néerlandais au quotidien, mais utilisent les infrastructures néerlandophones communales. Aujourd'hui, l'utilisation du terme « Affaires flamandes » ne représente donc pas la réalité et laisse l'impression d'une époque où le néerlandais n'était pas toujours pris au sérieux et où le bilinguisme et le plurilinguisme n'étaient pas considérés comme des atouts pour les Bruxellois.
Compte tenu de ces considérations, nous voudrions demander de désormais supprimer le mot « flamand » de toutes les communications communales, sauf s'il s'agit de dénominations institutionnelles officielles (cf. la Commission communautaire flamande comme institution ou la Communauté flamande), et d'utiliser systématiquement le mot « néerlandophone » à l'avenir.
Merci d’avance.
Jeremy Van Gorp et Martine Maelschalck, conseillers communaux MR-Open VLD
Le 08.03.2021, Madame Lieve Jorens, Échevine, a répondu comme suit : 
Chers conseillers communaux,
Je vous remercie pour cette question et je suis heureuse de constater que depuis cette législature, le choix délibéré de parler de "matières néerlandophones" au lieu de "matières flamandes" dans la communication externe n'est pas passé inaperçu. Après tout, comme vous, je suis d’avis que cette terminologie reflète mieux mes compétences, compétences qui s’adressent à quiconque s’intéresse au néerlandais ou souhaite utiliser l’offre en néerlandais.
Cependant, il convient également de mentionner que les compétences des affaires néerlandophones forment un lien fort avec les compétences de la Commission communautaire flamande. Cet organisme se décrit sur son site Internet comme suit: "La Commission communautaire flamande est la base et le hub de la communauté flamande de la Région de Bruxelles-Capitale, et est ouverte à toute personne souhaitant rejoindre le réseau néerlandophone à Bruxelles." Les termes «flamand» et «néerlandais» sont également utilisés côte à côte. Nous pouvons discuter du nom de cette institution et de sa connotation, mais nous n'avons pas le pouvoir de le changer.
Le nom du service administratif «Affaires flamandes» a été donné à ce service lors de sa création et le lien fort qui existe encore et encore avec les compétences de la Commission communautaire flamande a sans aucun doute constitué la base de ce choix de nom. Ce nom n'est donc pas incorrect et peut facilement inclure toutes les activités pour les matières néerlandophones. Cependant, changer le nom d'un service n'est pas une tâche facile, car tous les documents, plates-formes et systèmes dans lesquels l'ancien nom apparaît doivent être tracés et modifiés. De tels changements sont donc progressifs et, en ce sens, on peut expliquer que dans les documents communaux, il y a encore des références aux «affaires flamandes» ici et là. Cependant, la commune reste déterminée à éviter autant que possible le terme «flamand» dans la communication externe.
PREND ACTE
  • de la réponse à la question écrite
  • de la publication de la question et de la réponse sur le site internet communal