Administration & politique

Question orale de Monsieur Marc Vandame (DéFI) à propos de points noirs dans le quartier des Pêcheries

Monsieur le Président,
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins
Chers Collègues,
Nous connaissons tous des endroits sur notre commune où les riverains sont confrontés à des difficultés créées par la densité de circulation ou des travaux d’infrastructure, voire parfois les deux ensemble. Ceux-ci ayant parfois une relation de cause à effet.
Ces conséquences indésirables, parfois inévitables lorsqu’il s’agit d’améliorations ou de rénovations, pèsent lourdement sur le bien-être des riverains. Nous devons en notre qualité de réprésentant de notre population faire tout ce qui est en notre pouvoir pour y remédier en transmettant via notre conseil communal les questions ciblées sur l’analyse des informations et interrogations reçues sur ces endroits problématiques.
Un de ces points pour lequel une solution pratique peine à être trouvée rapidement est la rue des Pêcheries.
Madame l’echevine, quelles solutions pouvez-vous apporter directement à votre niveau pour l’état de la voirie, son agencement, bruit et traffic de façon durable en accord et concertation avec Watermael-Boitsfort.
Des travaux sont-ils bien prévus ?
  • Si oui, que répondre aux riverains qui s’inquiètent des délais de réalisation et qu’en est-il réellement ?
  • Comment remédier pratiquement à ce traffic intense ?
Je vous remercie.
Marc Vandame
Conseiller communal
Réponse de Madame Sophie de Vos, Échevine :  
La rue des pêcheries doit être rénovée en profondeur c’est exact. Comme pour toute rénovation, elle fait l’objet d’une coordination des chantiers avec les différents impétrants.
Cette coordination a pour objectif que les impétrants passent avant les travaux de rénovation pour éviter de rouvrir des trottoirs ou voiries fraîchement refaits.
A cet égard, il est prévu que
  • Vivaqua « assainissement » – donc les égouts sous la voirie et Vivaqua « distribution » – donc les raccordements individuels en trottoirs fassent de lourds travaux, suivis de
  • Sibelga (raccordement individuels) et éclairage (reverbères)
  • Suivis éventuellement de Proximus, VOO etc  (qui pourraient en profiter pour installer la fibre optique)
Rien que pour Vivaqua il faut compter un chantier de 6 mois. Le tout mis ensemble, on est certainement parti pour une année complète.
Vivaqua souhaitait initialement commencer les travaux  d’assainissement en août de l’été passée.
En collaboration avec WB, nous avons refusé ce planning pour deux raisons :
1/ il y avait déjà l’été dernier d’autres chantiers impactant la mobilité aux abords de la commune (Travaux prévus à Beaulieu avec déviation des bus par Michiels, travaux urgents ch de Wavre au bergoje qui risquait de s’effondrer…) et nous ne voulions pas en rajouter
2/ les travaux envisagés sont d’une telle ampleur qu’ils sont de nature à fragiliser la voirie.
Nous avons donc tiré la sonnette d’alarme en demandant à Vivaqua si ils avaient bien étudié l’état de cette voirie qui n’interdisait déjà pas pour rien les véhicules de plus de 5T.
Rien n’avait été prévu. Nous avons donc demandé un report, le temps de passer un marché conjoint avec WB pour réaliser une étude sur la structure de la voirie. Des carottages ont été réalisés en première phase et ensuite des essais à la plaque en seconde phase. La deuxième phase est terminée et nous attendons l’avis complet du Centre de Recherche Routière sur ces essais mais les premiers résultats indiquent que nous avons été bien inspirés car l’état de la voirie est effectivement problématique (en tous cas au niveau de la couche d’asphalte de surface).
En fonction des résultats complets, nous pourrons donner le feu vert à Vivaqua quant aux travaux programmés ou leur demander de travailler autrement.
Concernant la rénovation : nous prévoyons de suivre les impétrants mais ce qui précède nous amène au plus tôt à l’été 2022. Il faudra, en concertation avec WB organiser une participation citoyenne d’envergure car des changements importants sont à envisager. Si l’on veut conserver du parking et avoir des trottoirs d’une largeur suffisante par exemple, il faudra peut-être en passer par une mise en sens unique.
Concernant les poids lourds, la voirie était déjà interdite aux plus de 5 T, excepté les bus. En cause, déjà la structure de la voirie comme dit plus haut. Notre première mesure a donc été d’interdire cette voirie aux plus de 3,5T.
Nous avions alerté la ministre sur les effets délétères dans ce quartier de la mise en sens unique du Pont Fraiteur.
Nous avions écrit à la commune d’Ixelles et à la région -qui , je le rappelle, ne nous ont pas consultés dans le cadre de cette mise à sens unique, concernant ce report de trafic oh combien prévisible.
Nous leur avons  réécrit récemment suite au balai incessant des véhicules qui passent effectivement désormais par-là, dès 5H30 du matin.
Il nous est actuellement répondu que des comptages auront lieu, que nous serons associés mais que ces derniers sont reportés « après la période de télétravail ».
Concrètement, en plus de l’interdiction de passage des plus de 3 ,5T, nous avons demandé des contrôles renforcés à la police.
J’ai répondu « présente » à la demande des riverains de venir échanger avec eux et suis en attente de leur invitation. Je tiens également informées les personnes qui me sollicitent individuellement.
Concernant le plan good move : la région avait laissé la rue des pêcheries à 50km/h (à discuter) alors que pour la chaussée de Wavre le 30 a été imposé ! De concert avec WB de nouveau, nous avons jugé que cette voirie-là en particulier méritait de passer en 30KM vu le quartier résidentiel, les chicanes, l’absence actuelle de trottoirs à certains endroits etc.
Concernant l’incidence du PAD, il a déjà été répondu à de nombreuses reprises : ce projet régional ne rencontre notre assentiment qu’à condition qu’une série d’aménagements soient réalisés en amont (RER, parkings de dissuasion accessible aux transports en commun etc). Comme déjà dit aussi nous gageons sur une évolution des comportements. Si un navetteur sur 4 (hors covid) co-voiturait, les études montrent qu’il n’y aurait plus de bouchons. Le développement rapide du télétravail, même s’il n’est qu’une partie de la réponse, vient compléter ce dispositif d’ensemble alors que personne n’aurait pu le prévoir il y a un an. Ici, on parle d’un horizon de 10, 15, voire 20 ans.