Le Conseil communal d’Auderghem s’est réuni en séance publique ce jeudi 12 février 2026 et a examiné un ensemble varié de dossiers touchant tant à la gestion quotidienne qu’aux grands enjeux de mobilité et de qualité de vie.
Décisions administratives et financières
Plusieurs points techniques ont été approuvés, notamment la modification des statuts de l’intercommunale Les Cuisines bruxelloises, qui fournit les repas chauds aux écoles communales. Le Conseil a également approuvé les conditions d’un nouveau marché public de nettoyage pour l’un des centres scolaires.
En urgence, le Conseil a autorisé le Collège à introduire des recours contre une décision du Conseil de Police susceptible d’avoir des conséquences financières lourdes pour le budget communal.
Culture néerlandophone, participation et dynamisme associatif
Les conseillers ont ensuite approuvé le Plan culturel local 2026‑2031 pour la promotion de la culture néerlandophone, ainsi que la nouvelle composition du conseil consultatif de la bibliothèque néerlandophone, particulièrement active et appréciée dans la commune.
Trois thèmes majeurs au cœur des questions des conseillers
Plusieurs interpellations ont porté sur des sujets très présents dans le débat public : les rues scolaires, l’accès au centre ADEPS par l’avenue Schaller et les nuisances sonores du métro.
Voici les principaux éléments apportés par le Collège.
Rues scolaires : un dispositif pas toujours applicable, des alternatives mises en œuvre
Un classement récemment diffusé place Auderghem en bas de tableau pour le nombre de rues scolaires. L’échevine de la Mobilité a rappelé que ce classement repose uniquement sur un label administratif et ne mesure ni la qualité de l’air autour des établissements, ni le niveau de sécurité, ni les aménagements concrets.
À Auderghem, l’absence de rues scolaires s’explique d’abord par la configuration urbaine : la plupart des écoles se trouvent le long d’axes structurants, parfois régionaux et fortement empruntés, souvent desservis par la STIB. Fermer ces voiries, même temporairement, provoquerait des reports de circulation importants et des conflits avec les transports en commun.
Les écoles communales sont en outre directement connectées à des crèches, ce qui nécessite un accès facile et sécurisé pour les familles avec très jeunes enfants. Ce contexte réduit fortement les possibilités d’implanter des rues scolaires sans mettre en difficulté parents, enfants et riverains.
Pour autant, la commune agit : passages piétons renforcés, feux dits « à l’espagnole », aménagements Pieto, parvis sécurisés, zones kiss & ride, mise en place d’un premier kiss & bike devant l’école Wonderwoud, installation prochaine de radars pédagogiques près de cinq écoles, et accompagnement via les Plans de Déplacements Scolaires.
Si une école souhaite une rue scolaire et que l’analyse de mobilité le permet, la commune reste ouverte à cette option.
Avenue Schaller : une solution équilibrée confirmée par la Cour d’appel
Depuis plusieurs années, l’accès au centre sportif de la Forêt de Soignes par l’avenue Schaller était source de tensions et de procédures judiciaires. Le 29 janvier, la Cour d’appel a rendu un arrêt définitif, clarifiant la situation.
L’accès est désormais fermé à tous, sauf aux services publics et aux secours. Une ouverture contrôlée est toutefois autorisée :
- Du lundi au samedi de 8h à minuit,
- Les dimanches et jours fériés uniquement durant la saison officielle de hockey, à condition que les parkings voisins soient accessibles et leur disponibilité clairement annoncée.
Cette solution rejoint la position défendue par la Bourgmestre lors des tentatives de conciliation. Elle permet à la fois de préserver la tranquillité des riverains en période estivale et de maintenir l’accessibilité du site en saison sportive.
En parallèle, la commune a amélioré la cohabitation dans le quartier : mise en zone bleue à horaires adaptés, remplacement des pavés pour réduire les nuisances, installation d’infrastructures de mobilité douce.
Concernant la desserte, la STIB n’a pas (encore) confirmé d’augmentation de fréquence du bus 72, mais le PAD Herrmann-Debroux prévoit à terme une liaison tram jusqu’à l’ADEPS. La commune a également interpellé la Région au sujet de l’accessibilité cyclable.
Nuisances du métro : une solution structurelle en cours
Interrogé sur le bruit généré par le métro sur sa partie aérienne, l’échevin de l’Espace public a confirmé que la seule solution durable est le remplacement progressif des roues des rames M7, à l’origine d’un défaut d’ovalisation causant vibrations et nuisances sonores.
Le remplacement a déjà débuté, en priorité sur les rames les plus problématiques, et se poursuivra jusqu’en septembre 2026. C’est cette intervention technique — et elle seule — qui permettra une amélioration réelle et durable.
L’ensemble des questions et réponses des conseillers est disponible sur le site de la commune.
La retransmission intégrale de la séance publique du Conseil communal est également accessible ci‑dessous.
