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16/09

Auderghem attaque la fusion des zones de police devant la Cour Constitutionnelle

Un chef unique, des moyens mutualisés, des économies d'échelle, une réponse plus efficace contre la criminalité… Si sur le papier le projet de fusion des six zones de police bruxelloises aurait de quoi séduire, sur le terrain, Auderghem n'y croit pas une seule seconde. Comme la majorité des autres communes.

« La Commune a identifié de nombreux griefs contre cette fusion : l'affaiblissement de la police de proximité, une déconnexion avec les attentes des citoyens ou encore le sous-financement », explique la Bourgmestre. « Dans un premier temps, nous allons attaquer la légalité de la fusion devant la Cour constitutionnelle. »

Deux reproches structurent le recours. Le premier : la discrimination. Alors que la fusion est imposée aux dix-neuf communes bruxelloises, elle reste facultative partout ailleurs dans le pays, y compris pour des zones bien plus petites. Une différence de traitement que la Commune juge insuffisamment motivée. 

Le second concerne la perte de l'autonomie locale. « Après la fusion, Auderghem disposera de moins de 2 % du poids des votes au conseil de police », pointe la Bourgmestre. « Je resterai responsable de la sécurité, mais sans les moyens de l'assurer. Les décisions reviendront à un collège des 19 communes où chaque voix comptera au prorata des dotations : quatre communes suffiront à former la majorité, quinze autres perdront potentiellement voix au chapitre, dont Auderghem.»

Auderghem n'est pas seule à porter le combat. Woluwe-Saint-Lambert, Forest, Ganshoren, Molenbeek et même Brulocalis — l'association des communes bruxelloises — ont eux aussi introduit un recours. Le bras de fer ne fait donc que commencer.