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26/10

Cyclistes : la nuit, voir ne suffit pas, il faut aussi être vu !

Avec l’arrivée de l’automne et de l’hiver, les déplacements se font de plus en plus souvent dans l’obscurité. Que l’on se déplace à vélo ou en engin de déplacement (trottinette, gyroroue, etc.), être visible est un réflexe essentiel. Un bon éclairage et quelques équipements réfléchissants représentent un coût limité, mais peuvent considérablement réduire les risques d’accident.

Voir et être vu : une différence essentielle

Certains usagers considèrent que l’éclairage public est suffisant en ville. C’est une erreur fréquente. Voir la route devant soi ne signifie pas nécessairement être visible pour les autres. À Bruxelles, les comptages réalisées par l’Observatoire du vélo montrent qu’environ un cycliste sur quatre circule encore avec un éclairage inadéquat ou inexistant. 

Ce que dit la loi ?

© SPF Economie

Le code de la route (art.82) prévoit que tout vélo doit être équipé :

  • D’un catadioptre blanc à l’avant ;
  • D’un catadioptre rouge à l’arrière ;
  • De catadioptres jaunes ou oranges sur les pédales ;
  • De deux catadioptres jaunes ou oranges sur les rayons de chaque roue ou de bandes réfléchissantes sur les pneus.

En outre, dès la tombée de la nuit et jusqu’au lever du jour, ou lorsque la visibilité est inférieure à 200 mètres (brouillard, pluie…), les cyclistes et conducteurs d’engins de déplacement doivent être équipés :

  • D’un feu blanc ou jaune à l’avant ;
  • D’un feu rouge à l’arrière, visible par temps clair à une distance minimale de 100 mètres.

Ces feux peuvent être clignotants ou fixes, attachés au vélo ou portés par le cycliste lui-même, à condition d’être parfaitement visibles et dégagés. Ils ne peuvent pas être éblouissants.

Remarque : les vélos à petites roues (enfants, pliants), les vélos de course et VTT ne doivent pas être équipés de lumières ou de catadioptres, sauf en cas d’utilisation de nuit ou par mauvaise visibilité.

L’éclairage : un investissement modeste pour une sécurité accrue

Aujourd’hui, il existe une large gamme d’éclairages LED performants à prix abordables. Un équipement de base peut être acheté pour une vingtaine d’euros, tandis que les modèles plus sophistiqués se situent généralement entre 50 et 100 euros. Les modèles rechargeables sont particulièrement recommandés pour un usage quotidien. Il convient toutefois de vérifier régulièrement le niveau de charge de la batterie.

Les accessoires réfléchissants : un complément très efficace !

L’éclairage est réglementaire, mais il peut être utilement complété par des équipements rétroréfléchissants :

  • Gilet fluorescent à bandes rétroréfléchissantes ;
  • Eléments réfléchissants intégrés dans les vestes ou chaussures de sport ;
  • Brassards réfléchissants ;
  • Bandes réfléchissantes aux chevilles ;
  • Couvre-sac ;
  • Autocollants réfléchissants ;
  • Tubes réfléchissants à clipser sur les rayons ;
  • Sacs ou sacoches équipés de surfaces réfléchissantes.

Leur efficacité est remarquable : une personne portant des éléments rétroréfléchissants peut être repérée jusqu’à 150 mètres, contre environ 50 mètres avec de simples vêtements clairs (préférables aux vêtements de couleurs sombres).

Les bandes réfléchissantes placées aux chevilles sont particulièrement efficaces, car leur mouvement attire davantage l’attention des autres usagers.